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Voler en Première Classe d’Emirates à bord d’un Boeing 777 compte parmi les expériences les plus mémorables du voyage aérien. Entre les suites privatives fermées par des portes coulissantes électriques, le service gastronomique avec caviar, les soins Byredo et l’attention constante d’un stewart attitré, ce vol entre Dubaï et Toronto mérite amplement sa réputation. Voici mon compte rendu de ce voyage hors du commun.
Acheter ce billet au tarif commercial dépasse les 11 000 euros pour un aller simple en Première Classe. C’est précisément là qu’intervient la puissance des miles. Pour ce vol, 150 000 miles Alaska Mileage Plan ont permis de couvrir la totalité du trajet Dubaï-Toronto, avec environ cinquante euros de taxes seulement. Le rapport entre la valeur de l’expérience et le coût réel en espèces est difficilement égalé dans l’aviation commerciale.
Pour les voyageurs basés en France, le programme Membership Rewards d’American Express constitue un point de départ solide : les points accumulés au quotidien peuvent être transférés vers plusieurs programmes partenaires qui donnent accès à la Première Classe Emirates. C’est l’illustration parfaite de ce que les miles bien utilisés permettent d’accomplir.
L’aéroport international de Dubaï constitue l’un des hubs les plus importants du monde, et Emirates y réserve à ses passagers de Première Classe un salon dédié à la hauteur de la promesse de la compagnie. L’espace se distingue nettement des salons Affaires, tant par la qualité des prestations que par la sérénité de l’environnement.
L’embarquement s’effectue en priorité absolue, avec un accès direct à la passerelle réservée aux cabines supérieures. Dès les premières secondes à bord, un membre de l’équipage vous accueille par votre nom et vous accompagne jusqu’à votre suite.
La Première Classe du Boeing 777 d’Emirates propose huit suites privatives, réparties en deux rangées de quatre. Chacune est délimitée par des cloisons et fermée par une porte coulissante électrique, garantissant une intimité totale tout au long du vol. L’univers esthétique assume pleinement son parti pris luxueux et exubérant : tout joue sur les courbes, les dorures et une générosité décorative qui rappelle davantage une loge d’artiste qu’un intérieur épuré. Certains voyageurs trouveront cela kitsch, d’autres y verront un raffinement assumé. Dans les deux cas, la cohérence du concept est indéniable.
Le siège en cuir beige est le cœur de chaque suite. Entièrement inclinable, il se transforme en lit plat d’environ deux mètres de longueur. L’appui-tête et le repose-pieds sont réglables à volonté. L’espace autour de vous est pensé avec soin : un minibar personnel éclairé avec boissons en libre accès, une lampe de lecture dorée, une mini-coiffeuse avec miroir semi-circulaire, plusieurs rangements intégrés et une table pliante aussi bien adaptée au repas qu’au travail. Pour les sièges côté fenêtre, trois hublots offrent une vue dégagée sur le ciel.
Une tablette tactile centralise le contrôle de l’ensemble de la suite : éclairage, température, position du siège, divertissements et appel de l’équipage. Tout se gère depuis un seul point, sans avoir à quitter sa position.
Un panier déposé dans chaque suite contient une sélection de soins de la marque Byredo, un masque oculaire, du chocolat et des pastilles pour la gorge. Emirates ajoute deux petites attentions supplémentaires particulièrement appréciées : un carnet de voyage aux couleurs de la compagnie et une orchidée naturelle, detail floral aussi délicat qu’inattendu à plusieurs milliers de mètres d’altitude.
L’écran de divertissement est généreux en taille, tactile et haute définition. Le système ICE d’Emirates figure régulièrement parmi les références du secteur, avec un catalogue qui couvre films, séries, musique et jeux en plusieurs langues. Un casque antibruit de qualité est fourni pour s’immerger pleinement dans le contenu ou simplement s’isoler pour le sommeil.
Le service débute dès l’installation à bord. Un café arabe accompagné d’une datte et d’un jus d’orange accueille les passagers avant même le décollage. Une fois en altitude, champagne et amuse-bouches précèdent le service à table.
La table est dressée comme dans un établissement gastronomique : nappe blanche, vaisselle raffinée, pain frais. Un stewart attitré veille à chaque détail du repas, du premier apéritif jusqu’à l’atterrissage.
Le menu proposé sur ce vol comprenait une assiette de caviar avec ses garnitures traditionnelles, une salade de saumon, un poulet biryani en plat de résistance et un brownie au chocolat pour conclure. En cours de vol, un service de thé avec petits gâteaux a été proposé, ainsi qu’un bol poke au tofu pour les appétits plus légers. La sélection de vins était à la hauteur : un Riesling, un Corton-Charlemagne Grand Cru et deux vins rouges figuraient parmi les propositions du sommelier.
Pour la nuit, l’équipage prépare le lit avec un matelas moelleux, une couette épaisse et un oreiller. La qualité du sommeil à bord dépasse largement ce que permet une Classe Affaires ordinaire, et l’on arrive à destination bien plus reposé que prévu.
La Première Classe Emirates sur Boeing 777 est un produit qui assume pleinement son identité de luxe généreux et théâtral. L’intimité des suites privatives, la finesse du service personnalisé, la richesse gastronomique et le confort du sommeil en font une expérience à part dans l’aviation commerciale. L’esthétique exubérante ne séduira pas tous les palais, mais le niveau de soin apporté à chaque détail reste difficile à contester.
Si une occasion se présente de monter à bord via un programme de miles bien utilisé, saisissez-la. Ce vol entre Dubaï et Toronto a toutes les qualités pour marquer durablement les esprits des amateurs de voyages d’exception.
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