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Un road trip en Californie, un city break à New York, un match ou un concert à l’autre bout du pays : le voyage aux États-Unis fait rêver, la note de frais bancaires beaucoup moins. Avec la mauvaise carte, chaque paiement en dollars et chaque retrait ajoutent une commission invisible, et la caution d’un loueur de voiture peut bloquer une bonne partie de votre plafond. Résultat : des dizaines, parfois des centaines d’euros partis en fumée sans rien vous apporter.
La bonne nouvelle, c’est qu’une poignée de cartes, souvent gratuites effacent l’essentiel de ces frais, et que certaines ajoutent du cashback, des Miles ou de vraies assurances voyage. Ce guide vous aide à choisir celle qui colle à votre façon de voyager, avec nos recommandations classées par usage et par profil.
Pour un voyage aux États-Unis, privilégiez une carte sans frais à l’étranger comme Revolut, N26 ou la Fosfo de Fortuneo. Pour voyager couvert (assurances, salons d’aéroport), une carte premium comme l’American Express Platinum ou la Revolut Ultra. Et pour transformer vos dépenses en récompenses, le cashback Revolut ou une Carte American Express.
Avant de choisir, il faut comprendre d’où viennent les frais. Aux États-Unis, tout se règle en dollars, et une banque traditionnelle facture souvent chaque étape de la conversion. Quatre mécanismes se cachent derrière une addition qui gonfle.
Reste la question de l’acceptation. Visa et Mastercard passent partout aux États-Unis, et American Express y est particulièrement bien reçue puisque c’est son marché d’origine. Un détail utile : certaines pompes à essence automatiques réclament un code postal américain, dans ce cas, réglez directement en caisse.
Pour un séjour aux États-Unis, une carte se juge sur cinq critères concrets :
C’est la catégorie reine pour les États-Unis. Éditées par des néobanques et des banques en ligne, ces cartes sont conçues pour payer et retirer en devise étrangère au meilleur taux. La plupart sont gratuites, s’ouvrent en quelques minutes depuis une application, et se glissent dans Apple Pay ou Google Pay dans la foulée.
Un point de vigilance : sur les offres gratuites, les retraits et parfois les paiements le week-end peuvent être plafonnés ou légèrement majorés. Au-delà d’un certain montant mensuel, une commission réapparaît. Vérifiez ces plafonds sur chaque fiche avant de partir, surtout si vous comptez retirer beaucoup d’espèces. Pour élargir aux usages du quotidien, comparez aussi notre classement des meilleures cartes bancaires en France.
Puisque vous allez dépenser, autant que ces dépenses vous rapportent. Deux logiques coexistent. Le cashback vous rend un pourcentage de vos achats, en euros ou en avoirs : simple et immédiat. Les programmes de points ou de Miles, eux, se transforment en voyages et offrent souvent une meilleure valeur si vous savez les utiliser. Le programme The Corner de BoursoBank et le cashback Revolut comptent parmi les plus faciles à activer, tandis qu’American Express mise sur ses points échangeables.
Si vous voyagez souvent ou loin, une carte premium peut largement rentabiliser sa cotisation. Deux avantages pèsent lourd pour les États-Unis : l’accès aux salons d’aéroport, appréciable sur de longs transits, et surtout les assurances intégrées, qui évitent de souscrire un contrat à part. Ces cartes offrent aussi des plafonds plus élevés, utiles face aux cautions.
C’est le point que les voyageurs sous-estiment le plus, et c’est justement là que les États-Unis coûtent cher. Le système de santé y est parmi les plus onéreux au monde : selon HealthCare.gov, un séjour hospitalier de trois jours revient en moyenne à près de 30 000 $, et un simple passage aux urgences se facture environ 2 600 $ sans assurance, d’après UnitedHealthcare. Sans couverture, cette note est intégralement pour vous. Une bonne assurance frais médicaux n’a donc rien d’optionnel, et plusieurs cartes premium l’incluent déjà.
Les garanties à examiner avant de partir :
Ces garanties se trouvent surtout sur les cartes premium : American Express (Gold et Platinum), les cartes Revolut payantes (Premium, Metal, Ultra) et les Gold et World Elite Mastercard de Fortuneo. Deux réflexes avant de compter dessus : le voyage doit en général avoir été payé avec la carte pour être couvert, et les plafonds comme les exclusions changent d’une carte à l’autre, lisez la notice ou la fiche.
Si vous rejoignez les États-Unis avec Air France ou KLM, autant que vos dépenses sur place rapportent des Miles Flying Blue. Les cartes Air France-KLM American Express cumulent des Miles à chaque achat dont vous pouvez estimer la valeur réelle et ajoutent des avantages selon votre statut Flying Blue. On détaille le choix dans notre guide de la meilleure carte pour gagner des Miles.
Voici, côte à côte, les principales cartes à considérer pour un voyage aux États-Unis. Les caractéristiques affichées proviennent de nos fiches et restent à jour.
Un dernier point qui surprend beaucoup de Français : aux États-Unis, la distinction entre carte de débit et carte de crédit compte vraiment. Une carte de débit prélève aussitôt sur votre compte ; une carte de crédit, ou à débit différé comme les Cartes American Express, regroupe les dépenses et les débite plus tard. Sur place, la carte de crédit est la norme, et certains services l’exigent. C’est le cas de nombreux loueurs de voiture, qui bloquent la caution sur une carte de crédit et acceptent mal le débit. Pour un road trip, emportez donc au moins une carte de crédit ou à débit différé, en plus de votre carte sans frais du quotidien.
La meilleure carte dépend surtout de votre façon de voyager. Voici comment trancher selon votre profil.
Quelques pièges reviennent à chaque voyage aux États-Unis. Les connaître vous évite de payer pour rien.
Pour la plupart des voyageurs, une carte gratuite sans frais à l’étranger (Revolut, N26 ou Fosfo) couvre l’essentiel du besoin aux États-Unis. Ajoutez-y une American Express pour cumuler des Miles ou du cashback, et passez à une carte premium si les assurances et les salons vous parlent. Quel que soit votre choix, partez avec deux cartes de réseaux différents, refusez la conversion en euros, et vérifiez votre couverture médicale avant le départ : ce sont les trois réflexes qui font la différence sur place.
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