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Rome, Florence, Venise, Cinque Terre. On pourrait s’arrêter là, et ce serait déjà un voyage. Mais l’Italie déborde largement de ses cartes postales. Des lacs alpins du nord aux plages sauvages de Sardaigne, des ruelles de Naples aux vignes de Toscane, ce pays réserve des surprises à chaque détour de route.
Dans ce guide, on vous présente les lieux phares à visiter en Italie par région, des exemples d’itinéraires selon la durée de votre séjour, des adresses pour dormir et manger, et tout le pratique pour préparer votre voyage. Que vous partiez une semaine ou trois, l’Italie ne déçoit jamais. À vos valises.
L’Italie du nord concentre une diversité de paysages et de cultures impressionnante. Entre les métropoles dynamiques, les lacs alpins, les villes d’art et les falaises de Ligurie, cette région peut occuper à elle seule plusieurs semaines de voyage. C’est aussi la porte d’entrée principale pour la plupart des voyageurs en avion depuis la France, via Milan ou Venise.
Milan est souvent traversée en vitesse, à tort. La Cathédrale (le Duomo) est un chef-d’œuvre du gothique tardif : 135 flèches, des milliers de statues, une terrasse panoramique sur les toits.
Juste à côté, la Galleria Vittorio Emanuele II propose l’une des plus belles promenades couvertes d’Europe. La Cène de Léonard de Vinci se trouve dans l’église Santa Maria delle Grazie : la fresque est fragile, les places limitées, la réservation est obligatoire des semaines à l’avance. Prévoir deux nuits minimum pour profiter de la ville sans courir.
Les lacs du nord de l’Italie forment l’un des paysages les plus enviables d’Europe. Le lac de Côme, le plus glamour, encadré de montagnes et bordé de villas somptueuses, attire depuis des siècles une clientèle internationale. Bellagio, au croisement des deux bras du lac, est le village à ne pas manquer : ruelles en escalier, glycines en fleurs, vue à couper le souffle sur le lac. Le lac Majeur propose les îles Borromées, dont l’Isola Bella et son palais baroque entouré de jardins.
Le lac de Garde, le plus grand d’Italie, est idéal pour les familles : on y pratique la voile, le windsurf, et le kayak dans un cadre enchanté. Une voiture facilite grandement l’exploration de ces trois lacs, qui se visitent aussi bien en une semaine qu’en un week-end prolongé.
Vérone se glisse parfaitement entre Milan et Venise, pour une halte d’une journée ou deux. La Casa di Giulietta attire des milliers de visiteurs chaque année malgré l’absence de tout lien réel avec Shakespeare. L’atmosphère est là quand même. Surtout, l’Arène de Vérone reste le vrai trésor de la ville : un amphithéâtre romain du Ier siècle, encore utilisé chaque été pour le Festival d’Opéra en plein air. Une soirée là-dedans, c’est un souvenir pour longtemps.
Venise est un coup de cœur absolu. Les canaux, les gondoles, les ponts en dos d’âne, les palais qui plongent dans l’eau verte : aucune ville ne ressemble à ça. Pour en saisir l’essence, il faut ranger le téléphone et se perdre dans les ruelles loin de la Place Saint-Marc. Le surtourisme est réel, notamment avec les paquebots de croisière qui déversent leurs hordes de visiteurs en journée. On trouve pourtant la tranquillité dès que l’on s’éloigne des axes principaux. Venise se mérite : rester dormir sur place pour voir la ville se vider en soirée.
Cinq villages accrochés à la falaise entre Ligurie et Méditerranée : Riomaggiore, Manarola, Corniglia, Vernazza et Monterosso. On les relie à pied via les sentiers du Parc National, ou en train régional pour les moins sportifs. Le chemin côtier, quand il est ouvert, offre des vues à couper le souffle sur les maisons colorées et la mer. L’ensemble est classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Prévoir une nuit sur place pour profiter des villages en dehors des horaires de pointe.
Dans le nord-est de l’Italie, les Dolomites offrent certains des paysages montagnards les plus spectaculaires d’Europe. Les parois rocheuses orangées au coucher du soleil, les refuges d’altitude, les sentiers de via ferrata : c’est une parenthèse hors du temps pour les amateurs de plein air. En été, les randonneurs convergent vers les Tre Cime di Lavaredo, emblème de la région. En hiver, les stations comme Cortina d’Ampezzo comptent parmi les plus réputées des Alpes. Une voiture est indispensable pour explorer la région librement.
Le centre de l’Italie regroupe les destinations les plus emblématiques du pays. Rome, Florence, la Toscane : c’est le cœur historique et culturel de la péninsule. La majorité des premiers voyages en Italie se concentrent ici, et pour cause.
Rome est une ville qui ne ressemble à aucune autre. En une journée, on passe du Colisée aux ruines du Forum, puis on tourne autour de la Fontaine de Trevi avant de se poser pour souper à Trastevere. Ce quartier mérite qu’on s’y attarde : pavés anciens, trattorias serrées les unes contre les autres, terrasses bondées jusqu’à minuit. Le Vatican se visite à part entière. La basilique Saint-Pierre impressionne autant par ses dimensions que par ses fresques. Comptez une demi-journée rien que pour les Musées du Vatican. Prévoir trois nuits minimum.
Florence s’apprivoise à pied. L’architecture de la Renaissance s’impose à chaque carrefour : le Duomo, la Piazza della Signoria, le Ponte Vecchio surmonté de ses boutiques de bijoutiers. On s’y perd avec le plus grand des plaisirs. Si vous êtes passionné d’art, le musée des Offices est un passage obligé : prévoir au moins deux heures. En dehors de Florence, la Toscane ouvre un monde entier. Vignes de Chianti, bourgades médiévales comme Sienne ou San Gimignano, collines couvertes de cyprès, villages perchés du Val d’Orcia classé à l’UNESCO : une région pour les épicuriens, à explorer en voiture.
Pise se fait facilement en excursion depuis Florence, une heure de train seulement. La Place des Miracles regroupe la Tour penchée, le Baptistère et la Cathédrale : un ensemble architectural blanc et vert, étonnamment beau. Oui, on fait la photo avec la tour. Tout le monde le fait, et c’est très bien ainsi. Compter une demi-journée sur place, pas davantage.
Bologne est souvent ignorée au profit de Florence ou Venise, à tort. La ville est belle, vivante, avec ses arcades médiévales et ses deux tours penchées. Surtout, c’est la capitale gastronomique de l’Italie : tagliatelles au ragù (le vrai bolognaise), mortadelle, tortellini en brodo. La région voisine produit aussi le Parmigiano Reggiano et le jambon de Parme. En train depuis Florence, il faut moins d’une heure. Une étape gourmande qui s’impose.
Le sud de l’Italie est une autre planète. Plus authentique, moins touristique sur certaines zones, plus sauvage aussi. Naples, la côte amalfitaine, les Pouilles, la Calabre : chaque région du Mezzogiorno a une identité forte. Il faut du temps et une voiture pour en profiter vraiment.
Naples est la ville qui a inventé la pizza. Pas n’importe laquelle : la pizza napolitaine, avec sa pâte soufflée et ses bords carbonisés. On s’y régale jusqu’à la toute dernière bouchée. La ville elle-même est chaotique, bruyante, absolument vivante. Le centre historique, classé à l’UNESCO, regorge d’églises baroques, de palais espagnols et d’un marché permanent. Naples est aussi la base idéale pour Pompéi et la côte amalfitaine.
L’éruption du Vésuve en 79 après J.-C. a figé ces deux villes sous une couche de cendres. Ce qui ressemble à une catastrophe est aussi, d’un point de vue archéologique, un cadeau extraordinaire : les bâtiments, les fresques, les objets du quotidien sont restés intacts pendant près de 1 700 ans. Se promener dans les rues de Pompéi, c’est marcher dans une ville romaine préservée. Comptez une demi-journée minimum sur le site. Herculanum, moins fréquenté, est souvent mieux conservé et plus immersif.
Sorrente est la base idéale pour explorer la côte amalfitaine. La route qui longe le littoral de Positano à Amalfi fait partie des plus belles d’Europe : falaises plongeantes dans une mer turquoise, villages suspendus, jardins de citronniers en terrasse. Le Sentiero degli Dei (Chemin des Dieux) relie Bomerano à Positano à pied, avec des panoramas époustouflants. En voiture, la route est étroite et sinueuse : prévoir du temps et de la patience, surtout en été.
Capri se prend en ferry depuis Sorrente ou Naples, en moins d’une heure. L’île attire depuis l’Antiquité : empereurs romains, artistes, célébrités. La Grotte bleue est incontournable malgré l’affluence : la lumière traverse l’eau pour la teinter d’un bleu électrique saisissant. Les sentiers de randonnée qui surplombent la mer valent aussi le détour, loin des boutiques de luxe du centre.
Le talon de la botte italienne est l’une des régions les plus authentiques du pays. Les trulli d’Alberobello, constructions en pierre sèche à toit conique, sont classés à l’UNESCO et ressemblent à rien d’autre en Italie. Matera, ancienne cité troglodytique creusée dans la roche, était autrefois considérée comme une honte nationale : elle est aujourd’hui Capitale européenne de la Culture et l’un des sites les plus fascinants de la péninsule. Les plages de Salento, au bout du talon, proposent une eau turquoise qui n’a rien à envier à la Grèce. La cuisine pugliese est aussi une révélation : burrata crémeuse, pasta alle cime di rapa, huile d’olive parmi les meilleures d’Italie.
L’Italie compte deux grandes îles qui méritent chacune un voyage à part entière. La Sicile, au carrefour de trois civilisations, et la Sardaigne, avec ses plages parmi les plus belles de Méditerranée : difficile de les traiter comme de simples étapes. La voiture est presque indispensable sur les deux îles.
La Sicile est à elle seule un voyage de deux semaines. Palerme et ses marchés bruyants, la Valle dei Templi d’Agrigente et ses temples grecs mieux conservés qu’en Grèce, l’Etna à gravir au lever du soleil, les îles Éoliennes pour la plongée et le farniente, Syracuse et son île d’Ortigia enveloppée dans la lumière méditerranéenne : le programme est sans fond. La gastronomie y est remarquable, mélange de traditions arabes, normandes et grecques. On ne peut qu’être séduit par cette île complexe et généreuse.
La Sardaigne est la destination balnéaire la plus spectaculaire d’Italie. La Costa Smeralda, dans le nord de l’île, propose des plages aux eaux turquoise et transparentes qui comptent parmi les plus belles d’Europe : Spiaggia del Principe, La Celvia, Cala Brandinchi. Mais la Sardaigne n’est pas que plage.
L’intérieur de l’île cache des villages de montagne préservés, des nuraghi (tours de pierre préhistoriques uniques au monde) et une cuisine rustique époustouflante : pecorino sardo, porceddu (cochon de lait rôti), pâtes fregola. Cagliari, la capitale au sud, est une belle ville animée avec sa citadelle médiévale et ses flamants roses dans les étangs voisins. La meilleure période : juin et septembre, avant et après la haute saison, pour des plages accessibles sans la foule.
L’Italie est l’un des pays les plus difficiles à planifier : tout est proche sur la carte, mais tout mérite du temps. Voici trois itinéraires types, à adapter selon vos envies et votre point de départ.
Une semaine bien utilisée pour découvrir le meilleur de l’Italie sans courir. Ce circuit fonctionne entièrement en train.
Deux semaines pour explorer l’Italie du nord en profondeur, entre lacs, villes d’art et côte ligure. Circuit mixte train + voiture recommandé.
Trois semaines pour couvrir l’essentiel du nord au sud. Le conseil : atterrir à Milan et repartir de Rome, ou l’inverse, pour éviter les allers-retours. La voiture est recommandée à partir de Naples.
Le Carnaval de Venise est l’un des plus célèbres au monde. Pendant deux semaines, masques et costumes baroques envahissent les ruelles et la Place Saint-Marc. L’ambiance est unique, les photographies sont magnifiques. Les prix des hôtels s’envolent : réservez plusieurs mois à l’avance.
La semaine sainte à Rome est un événement religieux et culturel majeur. La Messe du dimanche des Rameaux sur la Place Saint-Pierre rassemble des centaines de milliers de fidèles du monde entier. Le dimanche de Pâques, le Pape donne sa bénédiction Urbi et Orbi depuis la loggia de la basilique. Une expérience hors du commun, même pour les non-croyants.
Chaque été, l’Arena di Verona accueille l’un des plus grands festivals d’opéra en plein air au monde. Aïda, Carmen, Traviata : les productions sont grandioses, l’acoustique naturelle de l’amphithéâtre romain est parfaite, la nuit étoilée complète le tableau. On en repart avec le désir de bien vite y revenir. Les billets se réservent des mois à l’avance sur le site officiel.
Deux fois par an, la Piazza del Campo de Sienne se transforme en piste de course. Le Palio est une course de chevaux bareback entre les quartiers historiques de la ville, héritée du Moyen Âge. La ferveur est totale, l’atmosphère électrique. Les places sur la piazza sont gratuites mais bondées : arriver très tôt le matin. Les tribunes se réservent longtemps à l’avance.
La gastronomie italienne est l’une des raisons suffisantes pour faire le voyage. Chaque région a ses spécialités, ses chefs, ses marchés. Voici quelques adresses et types d’établissements à chercher selon votre étape.
Le quartier de Trastevere concentre certaines des meilleures trattorias de Rome. Pas de grandes enseignes, pas de menu touristique : des ardoises écrites à la main, des pâtes fraîches, du vin en carafe. Les plats sont aussi surprenants qu’alléchants. Comptez 25 à 40 € par personne avec un verre de vin. Arriver tôt ou réserver, surtout le week-end.
Naples est l’épicentre mondial de la pizza. Les adresses légendaires comme Da Michele ou Sorbillo proposent une pizza Margherita à moins de 10 €. File d’attente inévitable. On s’y délecte jusqu’à la toute dernière bouchée. La pâte est souple, les bords gonflés et légèrement brûlés, la mozzarella di bufala fond. C’est aussi simple que parfait.
Le Mercato Centrale de Florence (San Lorenzo) est une adresse idéale pour déjeuner. Au rez-de-chaussée, les étals de fromages, charcuteries et produits locaux. À l’étage, une halle gastronomique avec une dizaine de comptoirs : pasta, truffes, burgers de qualité, vins au verre. L’atmosphère est vivante, les prix raisonnables. Parfait entre deux visites de musées.
Sur la côte amalfitaine, les restaurants de fruits de mer s’alignent le long des quais de Positano et d’Amalfi. Poulpes grillés, spaghetti alle vongole, branzino en croûte de sel : les saveurs ne déçoivent pas. Prévoir 50 à 80 € par personne pour un dîner complet avec vue sur la mer.
Le gelato italien n’a rien à voir avec les glaces industrielles. On cherche les enseignes qui affichent « artigianale » et dont les bacs sont couverts, pas exposés en tas colorés. Les saveurs classiques (pistache, stracciatella, citron de Sicile) sont les plus révélatrices. On en a l’eau à la bouche rien qu’à y penser.
Le printemps (mi-mars à début juin) et l’automne (septembre à novembre) sont les deux meilleures fenêtres pour visiter l’Italie. Les températures sont douces, les foules moins denses qu’en juillet-août, et les prix plus accessibles. En été, les grandes villes touristiques sont saturées et il peut faire très chaud : 38 °C à Rome en juillet n’est pas rare.
Le sud de l’Italie (Sicile, Pouilles, Sardaigne) reste agréable en hiver, avec des températures douces et des sites accessibles sans la foule. Les Dolomites, elles, attirent les skieurs de décembre à mars. Le Carnaval de Venise en février, le Palio de Sienne en juillet et les festivals d’opéra estivaux sont des occasions de programmer un voyage autour d’un événement précis.
Depuis la France, l’Italie est accessible en avion, en train ou en voiture. En avion, Air France et Transavia assurent des liaisons directes depuis Paris vers Rome, Milan, Venise, Naples, Palerme, Cagliari et d’autres villes. Les vols durent entre 1h30 et 2h30 selon la destination.
Avec le programme Flying Blue, on peut utiliser ses miles Air France KLM pour payer tout ou partie du billet. Le tarif de base pour un aller simple Paris-Rome en économique commence à 10 000 miles (et les Primes Promo mensuelles permettent de trouver des tarifs en miles réduits jusqu’à 25 %).
En train, le Frecciarossa depuis Paris via Turin atteint Milan en environ 7 heures. Les TGV franco-italiens relient également Nice à Gênes et à Milan. Pour la location de voiture sur place, Discover Cars propose des tarifs compétitifs avec comparaison entre loueurs locaux et internationaux. N’oubliez pas de payer avec votre Carte Gold American Express, votre Carte Platinum American Express ou votre Carte Revolut Ultra pour être couverts en cas de litige.
Le réseau ferroviaire italien est efficace et rapide entre les grandes villes. Les Frecciarossa (TGV italiens) relient Milan à Rome en 3 heures, Rome à Naples en 1h15. Les billets s’achètent sur Trenitalia ou Italo, souvent beaucoup moins chers en réservant à l’avance. Pour les petites villes et les régions rurales (Pouilles, Sicile intérieure, Sardaigne, côte amalfitaine), la voiture est indispensable.
Dans les villes, la marche reste le meilleur moyen d’explorer les centres historiques. Rome dispose d’un métro, mais il ne couvre pas les sites les plus touristiques. Venise se navigue à pied ou en vaporetto (bateau-bus sur les canaux). Prévoir un ticket journalier si vous avez beaucoup de déplacements dans la Sérénissime.
L’Italie est l’un de ces pays où l’on revient toujours. Pas parce qu’on n’a pas eu le temps de tout voir la première fois, mais parce que chaque région a sa propre identité, sa propre cuisine, ses propres raisons de s’y attarder. Le nord pour les lacs et l’art, le centre pour l’histoire et la Dolce Vita, le sud pour l’authenticité et la chaleur, les îles pour les plages et la complexité culturelle.
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