Divulgation de l'annonceur
Les annonceurs ne sont pas responsables du contenu de ce site, y compris tout éditorial ou toute critique qui peuvent y être publiés. Pour des renseignements complets et à jour au sujet de tout produit présenté, merci de visiter leur site web. Nous entretenons des relations commerciales avec certains partenaires mentionnés dans nos outils de communication. Bien que nous puissions recevoir une rémunération si vous souscrivez à un produit ou service via nos liens d’affiliation, nos analyses et contenus reposent sur une évaluation objective. †*Des conditions s’appliquent.
Trade Republic et Revolut se disputent le même téléphone, mais pas le même usage. Trade Republic vient de la bourse et ajoute un compte courant. Revolut vient du paiement et ajoute de l’investissement. Le choix dépend donc de ce que vous comptez faire de votre argent.
Nous avons relevé chaque tarif sur les pages officielles des deux acteurs. Nous avons aussi lu les conditions générales, la fiche de garantie des dépôts et les principes d’exécution des ordres. Voici le comparatif chiffré, avec les calculs qui manquent partout ailleurs.
Commençons par la vue d’ensemble. Ce tableau résume les écarts qui décident vraiment du choix.
Trade Republic Bank GmbH est une banque allemande installée à Berlin, avec une succursale française au 75 boulevard Haussmann à Paris. La société revendique plus de 10 millions de clients dans 18 pays européens et plus de 150 milliards d’euros d’actifs.
L’offre tourne autour de l’investissement. Vous achetez des actions, des ETF, des obligations et des cryptos dès 1 €. Vous programmez ensuite des plans d’épargne, puis vous dépensez avec une carte adossée au même compte.
Revolut Bank UAB est un établissement de crédit lituanien, agréé sous le numéro 304580906 et le code d’autorisation LB002119. Sa succursale française opère au 10 avenue Kléber à Paris, sous le SIREN 917 420 077. L’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution l’autorise.
Ici, le compte passe d’abord. Vous payez, vous changez des devises, vous voyagez, puis vous investissez accessoirement. Notre tour complet des avantages Revolut détaille chaque brique.
La différence de modèle saute aux yeux sur cette ligne. Trade Republic ne vend aucun abonnement, alors que Revolut construit toute son offre dessus.
Retenez la lecture annuelle. Un abonnement Revolut Metal coûte 227,88 € par an, un abonnement Ultra 720 € au tarif de lancement. Chez Trade Republic, la même année ne coûte rien, hors 5 € de carte physique si vous en voulez une.
Un exemple chiffre l’écart sur les retraits. Vous retirez 400 € par mois, en deux fois. Chez Trade Republic, chaque retrait dépasse 100 €, donc vous ne payez rien. Chez Revolut Standard, 200 € sortent du quota et coûtent 2 %, soit 4 € par mois et 48 € sur l’année.
Attention toutefois à une subtilité de Trade Republic. Les revenus perçus en devises, comme les dividendes étrangers, subissent une marge de conversion publiée devise par devise. Elle atteint par exemple 0,0014 sur le dollar américain et 0,0011 sur la livre sterling. Notre guide pour comparer les frais bancaires des néobanques explique comment traquer ce type de ligne.
Voilà le terrain où l’écart devient spectaculaire. Trade Republic annonce 3 % par an sur les liquidités non investies, jusqu’à 50 000 €. Revolut rémunère aussi, mais par paliers et selon l’abonnement.
Nous avons appliqué les barèmes officiels à un capital de 10 000 € laissé un an, puis déduit le coût de l’abonnement. Les montants restent bruts, avant fiscalité.
Le constat surprend. Sur 10 000 €, seul l’abonnement Standard laisse Revolut en positif, à 82,50 €. L’écart avec Trade Republic atteint alors 217,50 € sur l’année. Trois abonnements payants finissent même en négatif, parce que la cotisation dépasse les intérêts.
Sur 50 000 €, la hiérarchie bouge un peu. Trade Republic verse 1 500 €. Le meilleur profil Revolut devient Metal, avec 1 125 € d’intérêts moins 227,88 € d’abonnement, soit 897,12 € nets. L’écart reste de 602,88 € en faveur de Trade Republic.
Ces 300 € méritent trois avertissements, et Trade Republic les écrit lui-même.
Du côté de Revolut, les taux affichés restent bruts et variables, et ils évoluent par paliers. L’abonnement Standard rémunère 2,25 % jusqu’à 500 €, puis 0,75 % au-delà. L’abonnement Ultra monte à 2,50 % jusqu’à 100 000 €, puis 2 %. Notre analyse de l’abonnement Ultra pèse le rapport entre la cotisation et les avantages.
Les deux acteurs donnent accès aux marchés, mais avec deux logiques de tarification opposées. Trade Republic facture à l’acte. Revolut facture un abonnement, puis offre un quota d’opérations.
Trade Republic applique 1 € par ordre, quel que soit le montant, et 2 € si vous choisissez vous-même la place d’exécution avec Direct Price. Les plans d’épargne programmés, les dividendes et les opérations sur titres ne coûtent rien.
Revolut, de son côté, réserve les opérations sans commission aux abonnements Premium et supérieurs, dans la limite de 5 à 10 transactions par mois. La conservation des titres reste gratuite, mais d’autres coûts peuvent s’ajouter, comme les frais de change ou les frais réglementaires.
Le calcul de bascule tient en une ligne. L’abonnement Premium coûte 131,88 € par an. Il faudrait donc passer 132 ordres par an chez Trade Republic, soit 11 par mois, pour dépenser autant que la seule cotisation Revolut. Or Premium ne couvre que 5 opérations sans commission par mois, c’est-à-dire 60 par an.
Autrement dit, un investisseur qui passe 60 ordres dans l’année paie 60 € chez Trade Republic contre 131,88 € d’abonnement chez Revolut. L’écart atteint 71,88 € par an, avant même de compter les ordres hors quota.
Ce point échappe à la plupart des comparatifs, et il compte. Trade Republic agit comme internalisateur systématique pour les actions et les ETF, sous le code d’identification de marché TRBX.
Concrètement, la maison négocie pour son propre compte face à ses clients, en dehors d’un marché réglementé. Elle publie ses cotations, puis déclare ses transactions via le service de publication agréé de la Wiener Börse. Ses propres principes commerciaux précisent d’ailleurs qu’une cotation publiée ne garantit pas que chaque client pourra traiter à ce prix.
Trade Republic a par ailleurs lancé une plateforme d’exécution baptisée Best Price, qui vise le meilleur prix parmi les places pertinentes. Chez Revolut, les services d’investissement relèvent de Revolut Securities Europe UAB, agréée par la Banque de Lituanie.
Pour un résident français, cette section tranche souvent le débat à elle seule. Trade Republic propose un PEA et un Livret A. Revolut ne propose ni l’un ni l’autre.
Le PEA de Trade Republic suit les articles L.221-30 et suivants du Code monétaire et financier. Il combine un compte espèces et un compte titres. L’avantage fiscal joue dès lors qu’aucun retrait n’intervient pendant les cinq premières années, sous réserve d’exceptions.
Le Livret A, lui, ne vient pas de Trade Republic. AXA Banque le fournit, et Trade Republic se contente de l’héberger dans son application. Son taux reste fixé par l’État, donc identique dans toutes les banques. L’intérêt tient uniquement au confort de tout gérer au même endroit, avec une rémunération exonérée d’impôt et de prélèvements sociaux.
Revolut reprend l’avantage sur ce terrain, et l’écart se creuse dès que vous voyagez.
Le Saveback mérite une précision, car il ne s’agit pas d’un cashback classique. Ce 1 % n’arrive pas en euros disponibles, mais dans votre plan d’épargne, donc en investissement. Sur 500 € de dépenses mensuelles, cela représente 5 € par mois et 60 € par an placés en titres.
Face à cela, Revolut mise sur les RevPoints, convertibles en Miles aériens ou en séjours. Le rythme d’accumulation dépend de l’abonnement, de 1 point pour 10 € dépensés sur Standard à 1 point par euro sur Ultra. Pour choisir la bonne formule, consultez notre guide quelle carte Revolut choisir.
Les deux maisons sont des banques agréées dans l’Union européenne. En revanche, elles ne dépendent pas du même pays ni du même fonds de garantie.
Deux précisions comptent ici. D’abord, tous vos dépôts dans un même établissement s’additionnent pour apprécier le plafond de 100 000 €. Ensuite, Trade Republic conserve les fonds de ses clients français sur des comptes collectifs fiduciaires, y compris les sommes reçues sur l’IBAN français.
La réglementation européenne vous protège de la même façon chez l’un et chez l’autre. La directive sur les services de paiement encadre les deux acteurs.
Ces deux comptes ne se remplacent pas, ils se complètent. Voici comment nous les départageons selon le profil.
La combinaison gagne souvent contre le choix unique. Les deux comptes restent gratuits en formule de base, donc rien n’empêche de les cumuler.
Pour élargir la comparaison, lisez aussi nos duels Revolut face à BoursoBank, Revolut face à N26 et bunq face à Revolut.
Trade Republic gagne sur l’argent qui travaille. Sans abonnement, avec un ordre à 1 €, des plans d’épargne gratuits et un PEA, il domine chaque calcul patrimonial de ce comparatif.
Revolut gagne sur l’argent qui circule. Le multidevise, les assurances voyage, les salons et les RevPoints n’ont pas d’équivalent chez son concurrent. En revanche, ces avantages se paient, et la cotisation annule vite le gain d’intérêts.
Notre conseil final tient donc en une phrase. Choisissez Trade Republic pour investir, gardez Revolut pour dépenser et voyager. Comparez enfin les cartes avant de vous engager, grâce à notre sélection des meilleures cartes bancaires.
Les tarifs et les taux bougent souvent chez ces deux acteurs. Pour suivre les prochains changements, inscrivez-vous à notre newsletter.
Les économies, c’est par ici (si vous ne voyez pas le formulaire d’inscription, cliquez ici) :
Vous avez la possibilité de changer vos préférences ou vous désinscrire à tout moment en cliquant sur l’un des hyperliens disponibles au bas de chaque infolettre.
Si vous êtes déjà abonné et souhaiteriez vous désabonner, vous pouvez cliquer sur le lien en bas de l’un de nos courriels.