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Air France-KLM affiche un bénéfice net historique de 1,75 milliard d’euros en 2025, quintuplant ses résultats par rapport à 2024, grâce à sa stratégie de montée en gamme et à la baisse du prix du pétrole.
Ces résultats exceptionnels, annoncés le 19 février 2026, marquent une transformation réussie pour le groupe franco-néerlandais qui sort définitivement de la crise Covid-19.
Le groupe Air France-KLM a également réalisé un chiffre d’affaires record de 33 milliards d’euros, en progression de 4,9 % sur un an. Cette performance dépasse largement les prévisions des analystes financiers.
Paradoxalement, ces résultats exceptionnels ont été obtenus sans retrouver le volume de passagers d’avant-crise. En effet, les compagnies du groupe ont transporté 102,8 millions de passagers en 2025, contre 104,2 millions en 2019.
La montée en gamme orchestrée par le groupe porte ses fruits. Les classes avant (première, affaires et premium) attirent davantage de clients, permettant d’augmenter significativement les recettes unitaires.
Cette orientation stratégique génère une marge opérationnelle de 6,1 %, en hausse d’un point par rapport à l’année précédente. Le bénéfice opérationnel atteint également un niveau record de 2 milliards d’euros.
La diminution du prix du carburant a considérablement contribué aux excellents résultats du groupe. Cette baisse représente une économie de 394 millions d’euros sur l’exercice 2025.
Cependant, les investissements liés à la montée en gamme ont simultanément alourdi les coûts opérationnels de 322 millions d’euros. Malgré cela, le bilan général reste largement positif.
Les services additionnels constituent désormais une source de revenus majeure pour le groupe. Ces recettes annexes ont généré 2,1 milliards d’euros en 2025, soit une progression spectaculaire de 23 % en un an.
Transavia, la filiale low-cost du groupe, illustre parfaitement cette tendance. Après avoir modifié sa politique tarifaire en 2024 pour faire payer les bagages cabine, la compagnie a doublé ces recettes entre 2023 et 2025.
Paradoxalement, malgré le doublement de ses recettes annexes, Transavia affiche une perte d’exploitation de 52 millions d’euros. Cette contre-performance s’explique par plusieurs facteurs conjoncturels.
La transition en cours à Paris-Orly, où Transavia reprend progressivement les liaisons intérieures d’Air France d’ici fin mars 2026, génère des coûts temporaires importants. De plus, le développement de la flotte nécessite des investissements considérables.
Ces résultats exceptionnels contrastent radicalement avec la période sombre de la pandémie. En 2020 et 2021, Air France-KLM avait enregistré des pertes cumulées de plus de 10 milliards d’euros.
Grâce au soutien des États français et néerlandais, à deux recapitalisations successives et un plan social, le groupe est sorti renforcé de cette crise majeure.
Fort de ces résultats encourageants, Air France-KLM manifeste désormais son appétit pour la consolidation du secteur aérien européen.
Le groupe vise particulièrement l’intégration de la compagnie scandinave SAS et souhaite disputer TAP Air Portugal à ses concurrents Lufthansa et IAG (British Airways, Iberia).
Cependant, cette stratégie d’expansion reste contrainte par l’endettement du groupe, qui atteint 8,4 milliards d’euros fin 2025, soit une augmentation d’un milliard sur un an.
Pour 2026, la direction prévoit une croissance soutenue avec une capacité en hausse de 3 à 5% par rapport à 2025. Les investissements se poursuivront avec 3 milliards d’euros consacrés notamment au renouvellement des flottes.
Néanmoins, certains nuages assombrissent l’horizon. Les épisodes neigeux de janvier 2026 à Paris et Amsterdam ont perturbé les programmes de vol, impactant le résultat opérationnel de 90 millions d’euros au premier trimestre.
Malgré cette performance financière historique, Air France-KLM n’a annoncé aucun versement de dividendes aux actionnaires.
Cette situation perdure depuis 2008, reflétant la priorité donnée au désendettement et aux investissements stratégiques plutôt qu’à la rémunération des actionnaires.
Cette décision, bien que décevante pour les investisseurs, témoigne de la prudence de la direction face aux défis structurels du secteur aérien.
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