Partir en vacances avec l’inflation

Quatre chaises de camping vides entourent un feu éteint avec vue sur des montagnes verdoyantes.
En bref À l’approche des congés d’été, la question de l’inflation est dans tous les esprits. L’augmentation marquante des prix de l’énergie, due aux tensions géopolitiques actuelles, affecte largement notre porte-monnaie et notamment les dépenses de carburant, de transports et d'hébergement.

Comme moi, vous réfléchissez sûrement à comment ne pas vous priver de partir en vacances, tout en maîtrisant votre budget. Je vous partage quelques bons réflexes dans cet article !

Rester en France ou partir plus loin ?

C’est l’été et je rêve de partir à l’étranger pour profiter d’un dépaysement complet. Toutefois, cette année, il est important d’évaluer toutes les options avant de partir et éviter ainsi l’inflation. Est-il raisonnable de partir à l’étranger ? Ou au contraire, rester en France peut-il être préférable ?

Prévoir ses vacances, c’est prendre en compte différents paramètres : le coût des transports, le coût de la vie sur place, ou encore le taux de change si l’on décide de sortir de la zone euro. Une fois ces arbitrages réalisés, certains pays à proximité restent encore attractifs.

C’est le cas de l’Espagne, du Portugal ou encore de la Grèce, où le coût de la vie demeure moins élevé que chez nous. Attention tout de même aux transports pour s’y rendre, qui restent onéreux durant la période estivale et tout particulièrement dans le contexte actuel d’inflation. 

Concernant la France, l’hôtellerie et la restauration restent parmi les plus chères d’Europe, avec des prix ayant progressé de +2,7% sur un an en avril 2026 (INSEE, 2026). Les comparaisons nécessaires se font donc entre “coût sur place” et “coût pour s’y rendre”.

Rester profiter de ses congés dans l’Hexagone permet relativement de faire face à l’augmentation importante du coût des transports depuis 2022, et c’est déjà ce que de nombreux Français privilégient pour l’été 2026 (IPSOS, 2026).

Transports : comment bien anticiper

Les transports constituent généralement la part la plus importante du budget alloué aux vacances, et l’augmentation actuelle des prix de l’énergie ne les épargne pas. Alors pour partir en vacances malgré l’inflation, il est nécessaire d’adopter les bons réflexes pour se déplacer.

En avion

Attention, si votre choix se porte sur l’avion car il s’agit du mode de transport le plus touché par la hausse des prix. Les prix des billets d’avion poursuivaient encore leur progression en avril 2026 (+3,6%) en raison des prix élevés du kérosène, avec une hausse particulièrement marquée sur les billets réservés moins de 20 jours avant le départ (Ministère de la Transition écologique, de l’aménagement des territoires, des transports, de la ville et du logement, 2026).

À titre d’exemple, Air France a augmenté de 50 euros le prix de ses vols long-courriers en classe économique en mars, et d’autres compagnies ont appliqué des surcharges allant jusqu’à 319 € par trajet.

Dans ce sens, je pense à adapter les bons réflexes : j’anticipe mes réservations, je compare les prix à l’aide de moteurs de recherche dédiés (coup de cœur pour SkyScanner), j’active des alertes de suivi en temps réel pour réserver au meilleur prix et je privilégie les voyages en semaine plutôt que les départs en week-end sur les pics de demande.

En voiture 

Opter pour la voiture n’est pas non plus épargné par l’inflation. En effet, la crise au Moyen-Orient et le blocage du détroit d’Ormuz, par lequel transite environ 20 % du pétrole mondial, ont provoqué depuis le début de l’année 2026 une hausse significative des prix du carburant.

Ici, je pense à comparer les prix à la pompe pour faire le plein avant de partir afin d’éviter les tarifs bien plus élevés sur l’autoroute et j’utilise les applications de géolocalisation des prix (Essence & Co, Carburer). Une fois sur la route, j’essaye d’adopter les réflexes d’éco-conduite pour consommer le moins possible : vitesse stabilisée, climatisation modérée, pressions des pneus optimisées.

En train 

Contrairement à l’avion et à la voiture, le ferroviaire reste un moyen de transport relativement préservé de l’inflation avec une hausse des prix des billets à +1,1% en avril 2026 contre +5,3% en mars 2026 (INSEE, 2026). Cette augmentation est principalement due à d’autres facteurs : revalorisation des abonnements SNCF, augmentation des prix en période de pointe et surtout explosion de la demande depuis 2022.

Toutefois, il est pertinent de rappeler que l’avantage est néanmoins le plus visible du côté du train : la SNCF a récemment proposé plus de 100 000 billets TGV Inoui à 19 euros en seconde et 29 euros en première pour voyager du 3 au 31 août. Sur les trajets comparés, des écarts parlants apparaissaient en mars : TGV Paris-Barcelone dès 39 € contre environ 126 € en avion, ou Eurostar Paris-Amsterdam dès 35 € contre 181 € l’aller-retour en avion.

Le train se positionne comme le moyen de transport à privilégier pour partir en vacances tout en évitant au mieux l’inflation. Pour optimiser votre choix, ici encore j’anticipe en activant des alertes de suivi des prix et éviter ainsi de voyager en début ou en fin de journée. Enfin, de nombreuses cartes de réduction et abonnements peuvent donner accès à des prix plutôt avantageux.

Hébergement : que choisir

Côté logement, les prix des services d’hébergement ont bondi de +5,6% sur un an en avril 2026, une hausse bien plus marquée que pour les années précédentes (INSEE, 2026). Mais encore une fois, de nombreuses options sont envisageables pour contourner l’inflation et opter pour l’hébergement le plus compétitif pour vos vacances.

Location meublée entre particuliers, camping et résidence de vacances, échange de maison, gîtes labellisés ou encore séjour chez la famille, tout peut être mis en balance.

Attention tout de même, les locations meublées entre particuliers ne sont pas forcément moins chères qu’un séjour en hôtel, et en effet, selon la destination choisie, le rapport prix/surface d’autres types d’hébergements s’avèrent plus intéressant. Les locations groupées (comme les locations de villa, par exemple) et le camping restent la meilleure alternative face à l’inflation.

Pour quel type de vacances opter

Après avoir pris tous les facteurs évoqués ensemble en compte, j’ai personnellement opté pour des vacances en France et demandant le moins de déplacement possible – ou presque.

Je partirai donc une semaine en van dans les Alpes avec mon compagnon, les vélos chargés dans le coffre pour pouvoir visiter au maximum sans trop dépendre du prix de l’essence. Et, une semaine en Ardèche en location de particulier à particulier et accessible en train depuis la gare de Valence.

Conclusion

Pour conclure, cet été, je ne renonce pas aux vacances en raison de l’inflation, mais je repense mes arbitrages, mes façons de faire et j’anticipe ! Rester en France, privilégier le train, choisir une location plutôt qu’un hôtel : ce ne sont pas des concessions, ce sont des réflexes que l’inflation rend simplement plus évidents – et qui dessinent peut-être une recomposition des pratiques dans un contexte où cela est désormais essentiel.

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Albane
Albane
Parisienne et Grenobloise, Albane partage sa vie entre ville et montagne. Train, vélo, van, randonnée : chaque mode de déplacement devient un prétexte pour répondre à son envie de découvrir de nouveaux paysages et y allier sa passion du sport. Elle aime prolonger ses plus beaux voyages en les partageant avec vous à l’écrit.
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