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En 2026, pas de grand voyage prévu. Du coup, une question m’est restée en tête : que faire de tous mes miles Flying Blue ? D’ordinaire, je les garde pour des vols, en éco ou en classe affaires. Cette année, l’envie de sortir de cette routine m’a pris. Cap sur Flying Blue Experiences, où je me suis offert un concert en loge VIP.
Une simple sortie ? Pas vraiment. C’est devenu un week-end entier à Paris : Bruno Mars au Stade de France, les vols et l’hôtel. Le tout avec une idée fixe en tête : les régler en miles, sans jamais toucher à mon compte en banque. Seules les autres activités sur place sont restées sur ma carte.
Mes miles filent presque toujours dans des billets d’avion. C’est l’usage classique, souvent le plus avantageux. Mais sans escapade lointaine cette année, je n’avais aucun long-courrier ni hôtel à l’autre bout du monde à financer.
Mon solde, lui, grossissait sans servir à rien. Or des points qui s’entassent finissent par perdre de la valeur, surtout depuis la nouvelle règle de validité des Miles. Plutôt que d’attendre, j’ai cherché ailleurs. Flying Blue Experiences tombait à pic : une soirée plutôt qu’un vol, sans quitter la métropole.
Le choix n’a pas traîné. Un concert, oui, mais en grand : Bruno Mars, loge VIP, Stade de France.
On enferme vite les miles dans deux cases : l’avion et l’hôtel. Le programme déborde pourtant largement de ce cadre. Avec Flying Blue Experiences, vos points paient aussi des concerts, des événements sportifs, parfois des accès réservés à une poignée d’invités.
Lancé en janvier 2026, le service se réserve sur le Flying Blue Store. À l’ouverture, Air France-KLM a mis en avant des loges VIP à l’Accor Arena et au Stade de France.
Cette utilisation, je ne l’avais jamais tentée. Et elle m’a tout de suite ouvert l’appétit. Au passage, j’ai relu les bases sur la fiche Flying Blue de Milesopedia, histoire de ne rien rater.
Première étape, les places. Sur le Flying Blue Store, je retrouve le concert de Bruno Mars du samedi 20 juin 2026.
Le compteur affiche 90 000 miles par billet. J’en prends deux, un pour ma femme, un pour moi. Au final, 180 000 miles partent, sans un euro de frais ajouté. Sur un billet d’avion, ça n’arrive jamais.
J’ai cliqué sans hésiter. Voir mes points financer une scène et un micro plutôt qu’une piste de décollage, ça sortait franchement de l’ordinaire.
Restait à monter dans la capitale. Depuis Nice, deux billets d’avion s’imposaient, plus un toit pour deux nuits. Là, je me suis fixé une règle simple : payer ces réservations en miles, comme le concert.
Les vols, d’abord. J’ai réservé deux allers-retours NCE–CDG. Ce n’est pas le calcul le plus fin, je le sais bien, mais l’exercice m’amusait. Chaque trajet a coûté 21 000 miles et 151,76 € de taxes, soit 42 000 miles et 303,52 € à deux.
Comme je tenais à trois journées pleines sur place, j’ai pris un départ aux aurores le vendredi, à 07h10, et un retour tardif le dimanche, à 20h45.
Venait l’hôtel. Même méthode : la note en points, via le portail Hotels for Miles. D’autres pistes existent aussi du côté des programmes hôteliers partenaires.
Le chemin a été un peu cabossé. Deux réservations ont planté en route, sans explication. Le support technique a réagi vite, et tout est rentré dans l’ordre derrière.
J’ai décroché une chambre au Timhotel Palais Royal, un trois étoiles glissé dans le 2e arrondissement. Les Galeries Vivienne se trouvent à dix mètres, la Banque de France juste en face. Difficile de rêver meilleur point de chute pour visiter la ville à pied.
Note finale : 112 600 miles et 22,12 € pour deux nuits. Rien d’extravagant côté chambre, mais propre, calme et bien tenue. Entre deux balades, elle faisait exactement son travail.
On y est, le grand soir. Samedi 20 juin, début de soirée, je pousse les portes du Stade de France. Loge 74, côté E. Dès l’entrée, le ton est donné : on ne joue plus dans la même catégorie.
La formule VIP a assuré, et même un peu plus. Vue plongeante sur la scène, service qui ne faiblit jamais, ambiance feutrée tout autour. Voici ce que couvrait notre accès.
Et le concert, lui ? Énorme. Bruno Mars enchaîne ses tubes sans temps mort, le stade entier reprend en chœur, et depuis la loge, on en prenait plein les yeux. Le son était impeccable, et pour une fois, on a même oublié la chaleur. Ma femme s’est tournée vers moi avec un grand sourire. Pas besoin de mots : on savait qu’on avait bien fait de se lancer.
Le rappel passé, la nuit a continué dans le club du stade, ouvert jusqu’à 2h. Du début à la fin, une vraie soirée.
La soirée m’a aussi offert une rencontre imprévue. Quelques minutes de discussion avec Delphine Barault, VP Commercial Partnerships Flying Blue chez Air France-KLM Group. Rien de protocolaire, juste un échange autour du programme et de ses coulisses.
J’aime ces instants-là. On a parlé des concerts à venir, du programme Flying Blue et de ses nouveautés. On sent que les équipes cherchent vraiment de nouvelles façons d’utiliser les miles. Et ce soir-là, j’en étais la preuve vivante.
Reste un sujet trop souvent oublié : bouger sans vider son portefeuille. D’habitude, quand on monte à Paris, on file en Uber sans réfléchir. Cette fois, j’ai voulu jouer le jeu jusqu’au bout et tester la solution la moins chère pour relier CDG au centre de Paris. À la sortie du terminal 2, j’ai donc comparé les options. Taxi et Uber, hors de prix. Le RER B, à 14 € par tête, déjà plus correct.
On a tranché autrement, avec le bus 350 qui file de l’aéroport à la Porte de la Chapelle. Prix du ticket : 2,05 €. Imbattable. Le hic, c’est la montre : une bonne heure de route, et davantage dès qu’un bouchon s’en mêle.
Ensuite, place à notre sport favori, la marche. Cinq kilomètres entre la Porte de la Chapelle et l’hôtel, sac sur l’épaule. Le métro, ma femme et moi le fuyons. À pied, nous avons tourné autour de 15 à 20 km par jour, le nez au vent.
Un invité surprise a corsé le tableau : la canicule. Entre 35 et 37 °C l’après-midi, marcher autant relevait presque de l’exploit. Malgré la chaleur, on a tenu bon. Le vol retour, lui, a joué les prolongations : décollage à 22h38 au lieu de 20h45, roues à Nice à 00h11.
L’heure des comptes a tranché : règle tenue. Vols, hôtel, concert, tout est passé en points, sans que ma carte bancaire serve pour la note principale. Le tableau résume l’essentiel.
En résumé, 334 600 miles et 325,64 € de frais annexes pour le séjour. Reste une question logique : d’où sortent tous ces miles ?
Ces 334 600 miles ne sont pas tombés du ciel. Deux cartes les ont alimentés au fil des mois, chacune dans son rôle. Je vous les présente, puisqu’elles forment le moteur de toute l’opération. Pour aller droit au but, le guide de la meilleure carte pour gagner des Miles Flying Blue les compare en détail.
La grosse part du compteur vient de là. Chaque euro dépensé rapporte 1 Mile, et même 1,5 Mile chez Air France, KLM, Transavia et Hertz. Mieux : chaque achat repousse de deux ans la date d’expiration de tout mon solde.
La Carte Air France KLM – American Express Gold ajoute un bon d’achat Air France KLM de 50 € et un bonus de XP chaque année. Ses avantages ont d’ailleurs évolué récemment, comme le détaille l’article sur les nouveautés des Cartes Air France KLM American Express.
Le reste du solde, je le dois à Revolut. Avec la carte Revolut Ultra, chaque euro rapporte un RevPoint, et 1 RevPoint se transforme en 1 Mile Flying Blue. Sur certaines enseignes, le taux grimpe : mes courses Uber m’ont rapporté 10 RevPoints par euro pendant le séjour.
Ce système me plaît, car il remplit le même réservoir de miles sans passer par une carte aérienne. Les taux et les partenaires figurent sur la fiche RevPoints, et la page Revolut détaille les différentes formules.
Vous hésitez entre les deux univers ? American Express transfère aussi ses points via le programme Membership Rewards, comme l’explique ce tutoriel de transfert de points. Pour trancher, rien ne vaut une comparaison sur la page des comparatifs de cartes.
Alors, ça valait le coup ? Sans la moindre hésitation. Des miles qui dormaient se sont transformés en week-end parisien complet, et j’ai mis la main sur un usage que je ne soupçonnais même pas. Au fond, c’est ça que je cherche avec les miles : des moments, pas seulement des trajets.
Soyons honnêtes : payer des vols intérieurs en points ne rentabilise pas chaque mile. Je l’accepte volontiers, car je visais le plaisir, pas le rendement. Ce qui reste, c’est le souvenir, et il pèse bien plus lourd que la dépense.
Le séjour a été parfait, ou presque. Juste quelques bémols à signaler, par souci d’honnêteté.
Rien de tout cela ne me freinera. Je scrute déjà le catalogue pour la suite : un autre artiste, un grand match, on verra bien.
Vous débutez ? Commencez par les fondations. Le guide du débutant de Milesopedia explique tout, calmement. Comparez ensuite les cartes qui rapportent des miles dans notre sélection des meilleures cartes, puis glissez votre adresse dans la newsletter pour suivre les bons plans.
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