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Revolut vient de frapper fort. La fintech aux 70 millions de clients dans le monde a déposé une demande de licence bancaire nationale aux États-Unis auprès de l’OCC et de la FDIC. En parallèle, elle a nommé Cetin Duransoy au poste de PDG pour le marché américain. Pour les utilisateurs de Revolut en France, cette expansion pourrait avoir des répercussions concrètes sur les services proposés à moyen terme.
Jusqu’à présent, Revolut opère aux États-Unis via des partenariats avec des banques locales. Cette configuration limite sa marge de manœuvre : chaque nouveau produit dépend d’un tiers. Avec une licence bancaire nationale (sous le nom Revolut Bank US, N.A.), la fintech prendrait le contrôle direct de toute la chaîne.
Concrètement, cette licence ouvrirait plusieurs portes. Revolut pourrait proposer des dépôts assurés par la FDIC, accéder directement aux systèmes de paiement Fedwire et ACH, et lancer des prêts personnels ainsi que des cartes bancaires à crédit sur le sol américain. Le tout sous un cadre réglementaire fédéral unique, valable dans les 50 États.
Pour piloter cette offensive américaine, Revolut a nommé Cetin Duransoy au poste de PDG États-Unis. Il remplace Sid Jajodia, qui reste dans l’entreprise en tant que directeur mondial des opérations bancaires (Global Chief Banking Officer).
Duransoy apporte plus de vingt ans d’expérience dans la tech, les paiements et la finance. Il dirigeait jusqu’ici Raisin aux États-Unis, une plateforme fintech qu’il a développée jusqu’à 90 partenaires bancaires. Avant Raisin, il a occupé des postes de direction chez Capital One et Visa. Un profil taillé pour naviguer dans le paysage réglementaire américain.
Cette demande de licence bancaire s’inscrit dans une stratégie globale. Revolut opère aujourd’hui dans 40 marchés et vise 30 nouveaux marchés d’ici 2030. L’objectif affiché : 100 millions de clients d’ici mi-2027. Pour y parvenir, la fintech multiplie les étapes ces derniers mois.
Cette licence bancaire américaine ne modifie rien directement pour les clients français. Revolut opère en France via sa licence bancaire lituanienne (Revolut Bank UAB), supervisée par la Banque de Lituanie et la BCE. Les dépôts sont protégés par le système de garantie lituanien.
Cependant, l’expansion américaine renforce la position financière globale de Revolut. Plus de revenus aux États-Unis signifie plus de capacité d’investissement dans les produits européens. De plus, certaines innovations développées pour le marché US pourraient arriver en France par la suite. Revolut a déjà annoncé un investissement d’un milliard d’euros en France, signe de son engagement sur le marché français.
En déposant une demande de licence bancaire aux États-Unis, Revolut franchit une étape décisive dans sa quête de devenir la première plateforme bancaire mondiale. Avec 70 millions de clients, une valorisation de 75 milliards de dollars et un nouveau PDG américain expérimenté, la fintech dispose des moyens de ses ambitions. Pour les utilisateurs français, c’est un signal positif : plus Revolut grandit à l’international, plus elle peut investir dans ses produits en Europe.
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