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Entre les deux bras du Rhône et la Méditerranée, la Camargue forme un territoire de 93 000 hectares où les flamants roses côtoient les chevaux blancs et les taureaux noirs en semi-liberté. Que faire en Camargue, pour un week-end ou une semaine entière ? Des remparts médiévaux d’Aigues-Mortes aux salins aux reflets roses de Salin-de-Giraud, en passant par les plages sauvages sans ombre à l’horizon et les réserves ornithologiques parmi les plus riches d’Europe, la région se visite à vélo, à cheval ou en voiture — et réserve autant d’activités sous la pluie que sous le soleil.
Aigues-Mortes est la ville la mieux conservée de Camargue — et probablement la plus photogénique. Ses remparts médiévaux (1,5 km de circonférence, construits entre 1272 et 1300 sous Saint Louis) se visitent en intégralité depuis le chemin de ronde, avec un panorama exceptionnel sur les salins aux teintes roses. La tour de Constance (33 mètres de hauteur) est le symbole de la cité : elle a servi de prison, notamment pour les protestants au XVIIIe siècle. Compter 2h minimum pour la visite complète des remparts et un tour des ruelles intérieures autour de la place Saint-Louis. Tarif : environ 9 € adulte, 5,50 € enfant (7-17 ans).
Vaut-il le détour ? Oui, sans hésitation — c’est l’un des rares ensembles médiévaux fortifiés aussi bien préservés en France. Évitez juillet-août : la ville est submergée par les touristes et les ruelles deviennent difficiles à parcourir confortablement.
Saintes-Maries-de-la-Mer est la capitale officieuse de la Camargue et le point de départ de la plupart des safaris et balades à cheval. Le village, avec ses façades blanches et ses ruelles animées en été, est traversé par l’ambiance particulière des pèlerinages gitans qui font sa réputation depuis le XIVe siècle. Le musée Baroncelli (entrée gratuite) offre une excellente introduction aux traditions camarguaises — gardians, taureaux, manades — sans tourisme de masse. L’église romane fortifiée du XIe siècle, en plein centre, mérite une visite de 30 à 45 minutes, notamment pour la crypte de Sainte Sara.
À 5 km au nord de Saintes-Maries-de-la-Mer, le Parc ornithologique du Pont de Gau est l’endroit le plus simple pour observer les flamants roses de près, sans équipement particulier. Ses 6 km de sentiers balisés traversent des roselières et des marais accessibles toute l’année, avec des points d’observation surélevés à intervalles réguliers. Plus de 400 espèces d’oiseaux ont été recensées sur le site — hérons cendrés, aigrettes, spatules et bien sûr flamants en colonies denses. Tarif : 10 € adulte, 7 € enfant (5-12 ans). Ouvert 7j/7, 9h-coucher du soleil. Conseil : arriver tôt le matin pour éviter la chaleur et la fréquentation de la mi-journée en été.
Aucune visite de la Camargue n’est complète sans une balade à cheval — c’est le mode de déplacement historique des gardians, et le plus adapté aux terrains humides des marais. Une dizaine de manades et centres équestres proposent des randonnées guidées aux abords de Saintes-Maries-de-la-Mer, de 1h30 à la journée entière. Compter entre 25 et 45 € par heure selon l’établissement et la durée. Les sorties de 2h sont idéales pour un premier contact avec les paysages de lagunes. Printemps et automne restent les meilleures saisons : l’été, la chaleur et les moustiques rendent l’expérience moins agréable.
Les marais salants de Salin-de-Giraud s’étendent sur 11 000 hectares entre la Camargue et la Crau, produisant chaque année environ 400 000 tonnes de sel. En été, les bassins prennent une teinte rose caractéristique due aux algues halophytes — un spectacle visuel assez saisissant que beaucoup de visiteurs ne s’attendaient pas à voir. La découverte idéale passe par le petit train des salins (1h30 de circuit, 13 € adulte / 9 € enfant), qui s’enfonce dans les zones normalement inaccessibles au public. Une alternative moins chère : louer un vélo depuis Sainte-Maries (à 40 km) et longer les berges des bassins par les routes secondaires.
L’étang du Fangassier est le seul site de reproduction du flamant rose en France métropolitaine — une distinction qui en fait une étape unique en Europe. Chaque printemps, entre 8 000 et 13 000 couples s’installent sur les vasières salines pour nidifier. L’accès direct au site est réglementé pour protéger les oiseaux, mais il est possible d’observer les colonies depuis les digues environnantes avec des jumelles. La meilleure période : d’avril à juin, lors de la nidification. Hors saison, le site est nettement moins spectaculaire.
Le phare de la Gacholle (construit en 1892, 21 mètres de hauteur) se mérite : le rejoindre depuis Saintes-Maries-de-la-Mer représente 26 km aller par la digue à la mer, soit environ 2h à vélo ou 4h à pied. Le chemin longe des lagunes et des zones humides riches en avifaune — c’est une randonnée ornithologique autant qu’un objectif architectural. L’intérieur du phare n’est pas accessible au public, mais la vue sur la Camargue sauvage depuis le belvédère voisin vaut le déplacement. À noter : pas de point d’eau ni de ravitaillement sur le trajet. Prévoir 1,5 litre d’eau minimum par personne.
Vaut-il le détour ? Oui si vous cherchez une balade nature longue et isolée. Non si vous avez des enfants jeunes ou si vous visitez en juillet-août (chaleur, vent du mistral, aucune ombre sur les 26 km).
La Réserve naturelle nationale de Camargue couvre 13 117 hectares, dont 6 100 hectares pour le seul étang de Vaccarès — la plus grande lagune de France. Classée zone Ramsar depuis 1971, elle abrite 340 espèces d’oiseaux recensées, ainsi que les troupeaux de chevaux camarguais et de taureaux en semi-liberté qui font la signature visuelle de la région. Des sentiers balisés permettent d’approcher discrètement la faune depuis des postes d’observation. Les meilleures périodes : printemps (nidification) et fin d’été (migration). L’accès au cœur de la réserve est restreint pour protéger les espèces nichantes.
La Réserve naturelle des Marais du Vigueirat (1 200 hectares) est la moins fréquentée des réserves camarguaises — et souvent la plus gratifiante pour les ornithologues. Plus de 250 espèces d’oiseaux y ont été observées, dont des raretés comme la sterne naine et le blongios nain. Les sorties guidées du dimanche (environ 10 € par personne, à réserver à l’avance) permettent d’accéder à des zones inaccessibles en visite libre. Une option pour ceux qui veulent une immersion nature sans la foule de Saintes-Maries.
La Camargue dispose de trois plages sauvages, très différentes dans l’expérience qu’elles offrent. Piemanson (commune d’Arles) est la seule accessible directement en voiture, sous réserve d’un gabarit inférieur à 2,10 mètres de large. Camping et stationnement nocturne y sont interdits depuis 2023 ; la plage est surveillée en été et convient aux familles. Beauduc se mérite davantage : 13 km de piste de terre depuis la route principale, accès réservé aux véhicules adaptés, ambiance très « bout du monde ». L’Espiguette (Grau-du-Roi), avec ses 10 km de sable et ses dunes de 7 mètres, est la plus grande — mais aussi la plus venteuse. Accès payant par parking (4-6 €), sentiers balisés depuis le parking jusqu’à la plage.
Quelle que soit la plage choisie, prévoir chapeau, crème solaire et eau en grande quantité : l’ombre est quasi inexistante sur l’ensemble du littoral camarguais, et le mistral peut rendre l’expérience inconfortable entre novembre et mars.
Pendant plusieurs jours en mai, villages, marais et réserves naturelles vibrent au rythme d’excursions ornithologiques, d’ateliers ludiques et d’expositions interactives. Le Festival de la Camargue et du Delta du Rhône invite à observer flamants roses et chevaux, à rencontrer des naturalistes passionnés et à participer à des démonstrations de traditions camarguaises. C’est l’une des meilleures périodes de l’année pour combiner découverte nature et animation locale, avant l’afflux touristique estival.
Chaque année fin mai, Saintes-Maries-de-la-Mer devient le cœur battant du pèlerinage gitan, l’un des plus grands rassemblements spirituels d’Europe. Des milliers de personnes affluent pour honorer Sainte Sara, ainsi que les Saintes Marie Jacobé et Marie Salomé. Au rythme des chants et des prières, la procession traverse la ville jusqu’à la mer dans une atmosphère empreinte de recueillement et de partage. Les hébergements de la région affichent souvent complet des semaines à l’avance : réserver tôt.
Chaque mois d’octobre, la Fête votive d’Aigues-Mortes anime la cité médiévale pendant douze jours. Abrivados (conduite des taureaux par les gardians), courses camarguaises, bandidos et bals dans les bodegas : c’est l’une des fêtes de tradition les plus authentiques du sud de la France. L’ambiance dans les ruelles de la ville est particulièrement réussie le soir, loin de l’image carte postale de l’été.
Le Festival Abrivado des Plages, chaque novembre aux Saintes-Maries-de-la-Mer, réunit plus de 1 000 chevaux, 200 gardians et des milliers de spectateurs pour célébrer l’abrivado — la conduite spectaculaire des taureaux par les cavaliers depuis les marais jusqu’aux arènes. Après un petit déjeuner convivial sur la plage Est, le cortège parcourt 6 km dans les ruelles et sur la plage sous les cris de la foule. Un événement unique en Europe, qui se déroule en pleine saison basse : hébergements disponibles et tarifs plus bas qu’en été.
La pluie n’est pas l’ennemi en Camargue — sous les averses, les marais s’animent différemment, les lumières changent, et les sites habituellement bondés retrouvent une atmosphère intime. Voici les meilleures options par temps de pluie, que vous soyez aux Saintes-Maries, à Aigues-Mortes ou ailleurs dans la région.
Installé dans l’ancienne bergerie du Mas de Pont de Rousty (sur la D570 entre Arles et Saintes-Maries-de-la-Mer), le Musée de la Camargue est l’option incontournable par mauvais temps. Depuis 1979, il déroule l’histoire de la région à travers des expositions sur la vie des gardians, les pratiques agricoles traditionnelles et la biodiversité locale. La bergerie rénovée (datant du XIXe siècle) est elle-même remarquable. Ouvert de 10h à 17h hors saison (18h en été), fermé le mardi. Tarif : 7 € adulte, 5 € enfant. Compter 1h30 à 2h de visite.
Contre-intuitivement, Aigues-Mortes est encore plus belle sous la pluie. Le chemin de ronde des remparts offre des vues saisissantes sur les salins gris-vert lorsque le ciel est couvert, et les ruelles de la cité médiévale se vident de la foule estivale. Plusieurs tronçons des remparts sont partiellement abrités ; les tours intérieures (tour de Constance en tête) permettent une visite entièrement à l’abri. À l’intérieur, les cafés et restaurants de la place Saint-Louis offrent refuge et gardiane de taureau à des prix raisonnables hors saison.
L’église fortifiée des Saintes-Maries-de-la-Mer (XIe siècle) est l’un des rares édifices romans fortifiés encore intacts en Provence. Par temps de pluie, la visite de l’intérieur et de la crypte (dédiée à Sainte Sara) prend une dimension plus recueillie. Le toit-terrasse, accessible par une échelle intérieure, offre une vue sur le village et la mer même sous les nuages. Entrée libre pour la nef ; accès au toit payant (environ 3 €). Compter 45 minutes.
Un jour de pluie en Camargue est une excellente occasion de s’attarder dans les villages plutôt que de courir d’un site naturel à l’autre. À Saintes-Maries, les boutiques d’artisanat (santons, textiles, poteries provençales) jalonnent les ruelles couvertes. À Aigues-Mortes, les caves du Listel (producteur historique du vin des sables, AOC spécifique à la Camargue) proposent des visites et dégustations couvertes. Enfin, les mas et fermes auberges de la région servent la gardiane de taureau et les tellines (petites palourdes de l’étang de Vaccarès) dans des cadres chaleureux : ces restaurants de campagne sont souvent les meilleures adresses de la région.
La gastronomie camarguaise tourne autour de trois produits emblématiques : le taureau de Camargue AOP (en gardiane mijotée, en daube ou en brochette), les tellines (palourdes sauvages récoltées dans l’étang de Vaccarès) et le riz de Camargue IGP — la seule riziculture de France métropolitaine. Ces spécialités se retrouvent dans les adresses ci-dessous, réparties entre Saintes-Maries-de-la-Mer et Aigues-Mortes.
El Campo est l’une des tables les plus plébiscitées de Saintes-Maries, avec plus de 1 900 avis en ligne et une note très solide. La carte joue sur la cuisine méditerranéenne : paella, taureau de Camargue AOP cuisiné selon les saisons, moules et poissons du jour. La terrasse ombragée fonctionne à plein régime en été ; mieux vaut réserver. Ambiance décontractée, portions généreuses, tarifs raisonnables pour le site (menu autour de 20-30 €).
La Table du 9 est la table gastronomique de référence à Saintes-Maries — l’une des mieux notées de la ville avec plus de 1 100 avis. La cuisine est française, soignée, avec une belle mise en avant des produits locaux : poissons de Méditerranée, foie gras maison, plats raffinés à base de riz de Camargue. Service attentionné et cadre élégant, idéal pour un repas de qualité après une journée dans les marais. Compter 35-50 € par personne.
La Cabane aux Coquillages est une adresse sans chichi, tenue par une propriétaire passionnée, spécialisée dans les huîtres de Camargue fraîches. L’atmosphère est conviviale et familiale — on mange en regardant passer les bateaux. À recommander pour une dégustation rapide d’huîtres, de tellines ou d’oursins de saison en fin de matinée, sans avoir à réserver. Tarifs doux, idéal pour une entrée en matière avant un repas plus élaboré.
La Camargue, 19 rue de la République, est l’institution de la ville : fondée en 1965, reprise en 2024 avec le même esprit authentiquement camarguais. La carte met en avant les poissons grillés de Méditerranée, les plateaux de fruits de mer et une gardiane de taureau qui suit la recette traditionnelle. L’accueil est familial, le cadre sans prétention — exactement ce qu’on cherche après une matinée sur les remparts. Menu autour de 25-35 €.
Le Paiou Restaurant est la table camarguaise à l’ambiance la plus détendue d’Aigues-Mortes. On y vient pour la gardianne de taureau mijotée au vin rouge, les tellines sautées à l’ail et les desserts maison, dans un cadre de bistrot sans esbroufe. La carte est courte, les produits locaux, les prix corrects (20-30 €). À recommander pour un déjeuner après la visite des remparts — sans réservation possible en haute saison, arriver tôt.
La Camargue dispose d’une offre de campings abondante, notamment autour de Saintes-Maries-de-la-Mer. Les campings en bord de mer (comme La Brise ou L’Abri de Camargue) proposent des emplacements et des mobile-homes à partir de 20-30 € la nuit hors saison. La location de gîtes ruraux ou de mas à la semaine constitue une option plus économique pour les séjours de 5 jours et plus, avec la cuisine incluse — un avantage dans une région où la restauration est chère en haute saison.
La Camargue est entourée de destinations exceptionnelles, accessibles en moins de 2h de route. Un séjour dans la région se prolonge naturellement vers Arles (30 min), Avignon (1h) ou Aix-en-Provence (1h15). Pour un road trip complet dans le sud de la France, ces étapes se combinent facilement.
Arles est la porte d’entrée naturelle de la Camargue, à 30 km au nord de Saintes-Maries. La ville séduit par la densité de son patrimoine romain : ses arènes (20 000 spectateurs à l’époque, encore utilisées pour des corridas), le théâtre antique, les Alyscamps et les thermes de Constantin figurent parmi les sites archéologiques les mieux préservés de France. La ville accueille également les Rencontres photographiques d’Arles en juillet, l’un des festivals photo les plus importants au monde. Compter une journée complète pour explorer la vieille ville et ses musées. Lire notre guide Arles.
À 1h de route, Avignon mérite une journée entière. Le Palais des Papes (le plus grand palais gothique du monde), les remparts inscrits au patrimoine UNESCO, le célèbre pont Saint-Bénézet et les places animées du centre historique forment un ensemble exceptionnel. La ville vibre particulièrement en juillet avec le Festival d’Avignon, qui transforme chaque rue en scène de théâtre. Lire notre guide Avignon.
À 1h15 de la Camargue, Aix-en-Provence offre une immersion dans la Provence bourgeoise et cultivée. Le cours Mirabeau et ses cafés ombragés, les marchés du mardi-jeudi-samedi, la cathédrale Saint-Sauveur et l’atelier de Cézanne (où le peintre a travaillé jusqu’à sa mort en 1906) sont les incontournables d’une journée bien remplie.
Le Parc naturel régional du Luberon, à 1h30 de la Camargue, déploie une succession de villages perchés (Gordes, Roussillon, Bonnieux, Lacoste) dans des paysages de lavande et de chênes verts. Gordes, classé parmi les plus beaux villages de France, domine la vallée depuis son promontoire rocheux. Lire notre guide Luberon.
À 1h30 de Saintes-Maries, Marseille propose une tout autre énergie : marchés animés du Vieux-Port, cours Julien, MuCEM et plages urbaines. Le Parc national des Calanques (entre Marseille et Cassis) offre des falaises abruptes et des eaux turquoise accessible en randonnée ou en bateau. Une journée suffit pour combiner vieille ville et une calanque (En-Vau ou Morgiou pour les moins accessibles, Sugiton ou Marseilleveyre pour les plus rapides à rejoindre à pied).
Le printemps (avril-juin) est la meilleure période pour la nature : les flamants roses nichent à Fangassier, les marais sont vivants et les températures douces (18-24 °C). C’est aussi la période des événements locaux (Festival de la Camargue en mai, pèlerinage gitan fin mai). L’automne (septembre-octobre) offre des conditions comparables avec moins de monde.
L’été (juillet-août) est à éviter si possible : entre 35 et 40 °C, plages bondées, hébergements chers et moustiques omniprésents dans les zones humides. Le mistral peut souffler fort d’octobre à mars, rendant les balades à pied ou à vélo inconfortables. En hiver, la Camargue est quasi-déserte — les prix chutent, les sites naturels sont accessibles sans foule, mais plusieurs restaurants et hébergements ferment.
En voiture, la Camargue est accessible par l’A54 depuis Marseille (1h) ou par l’A9 depuis Montpellier (45 min), avec Arles comme point d’entrée naturel. En train, la gare d’Arles est reliée au TGV (Paris en 3h50, Marseille en 30 min, Montpellier en 30 min). Des navettes saisonnières relient Arles à Saintes-Maries-de-la-Mer (environ 1h, opérées par Lio).
Pour la location de voiture, Discover Cars permet de comparer les offres des différents loueurs disponibles à Arles ou à Marseille-Provence. Pour les assurances de location, une carte bancaire avec couverture incluse — comme certaines cartes American Express — peut faire économiser 20-30 € par jour.
La voiture est indispensable pour atteindre les sites isolés (Fangassier, Beauduc, Phare de la Gacholle). Elle permet aussi de composer son itinéraire librement et d’accéder aux routes secondaires qui traversent les marais. Depuis Saintes-Maries ou Aigues-Mortes, le vélo reste le meilleur moyen de découvrir la digue à la mer et les abords des salins — les routes sont plates et peu fréquentées. La location de vélos est disponible dans les deux villes (environ 15-20 € la journée). Les transports en commun locaux sont très limités et ne permettent pas de rejoindre les réserves naturelles hors des axes principaux.
La Camargue est l’une des rares régions de France où l’on peut passer d’un site historique médiéval (Aigues-Mortes) à une réserve naturelle européenne de première importance (Vaccarès) et à une plage sauvage sans asphalte (Beauduc) dans la même journée. Le printemps reste la meilleure saison pour profiter pleinement de la faune et des événements locaux, mais la région mérite le détour en toute saison — y compris sous la pluie, qui révèle une Camargue plus intime et plus belle. Arles, Avignon et le Luberon, accessibles en moins de deux heures, complètent naturellement le séjour.
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