Vols vers les États-Unis : attestation Ebola obligatoire dès le 3 novembre


À partir du 3 novembre 2026, tout passager d'un vol international vers les États-Unis doit signer une attestation Ebola avant d'embarquer : il y déclare ne pas avoir été présent en République démocratique du Congo (RDC) au cours des 21 jours précédant son vol. Sans ce document, la compagnie refuse l'embarquement. La mesure figure dans l'ordonnance officielle des Centers for Disease Control and Prevention (CDC), signée le 22 octobre 2026.
L'obligation concerne aussi les voyageurs qui n'ont jamais mis les pieds en Afrique : un vol Paris-New York ou une correspondance à Atlanta vers le Mexique sont concernés. Elle s'applique jusqu'au 18 décembre 2026 au plus tard, sauf levée ou modification anticipée.
L'attestation est une déclaration signée, sur papier ou en version numérique. Le passager y confirme ne pas avoir séjourné en RDC dans les 21 jours qui précèdent l'embarquement vers les États-Unis. Elle s'ajoute aux formalités habituelles, comme l'ESTA pour voyager aux États-Unis ou le visa : elle ne les remplace pas.
La règle entre en vigueur le 3 novembre 2026 à 23 h 59, heure de l'Est des États-Unis, soit le 4 novembre à 5 h 59 à Paris. Elle vise les vols qui décollent d'un pays étranger à partir de cette heure-là. Un vol parti avant n'est pas concerné, même s'il atterrit après.
La mesure reste en place jusqu'au 18 décembre 2026, ou jusqu'à son abrogation si elle intervient avant. Une prolongation dépendra de l'évolution de l'épidémie.
Tous les passagers d'un vol vers les États-Unis, sans distinction de nationalité :
Chaque passager remplit sa propre attestation. Une seule déclaration pour toute la famille ne suffit pas.
L'obligation vaut pour tous les vols, commerciaux comme privés, y compris depuis les aéroports où le contrôle américain se fait au départ. Elle ne s'applique ni aux frontières terrestres ni aux ports.
La notion est large. Compte comme une présence en RDC tout séjour physique dans le pays, par voie aérienne, terrestre ou maritime. Une simple escale dans un aéroport congolais compte aussi, même sans quitter l'avion.
Le décompte se fait en jours calendaires. Le jour 0 est celui où vous quittez la RDC, le jour 1 est la première journée complète passée hors du pays. Vous pouvez embarquer pour les États-Unis à partir du jour 22. Un simple survol du pays, sans atterrissage, ne compte pas.
La compagnie aérienne recueille l'attestation au moment de l'enregistrement ou de l'embarquement, au dernier aéroport de départ vers les États-Unis. Elle peut prendre la forme d'une case à cocher lors de l'enregistrement en ligne, d'une signature numérique ou d'un formulaire papier. Un formulaire officiel à remplir en PDF est mis à disposition des compagnies.
Le formulaire officiel n'existe qu'en anglais. Les compagnies peuvent le traduire, et la version anglaise fait foi en cas de divergence.
La compagnie conserve votre attestation pendant au moins 42 jours après le vol. Vous n'êtes pas tenu d'en garder une copie, mais une impression ou une capture dans votre téléphone peut éviter une discussion au comptoir.
Sans attestation, la compagnie ne vous laisse pas monter à bord. Le texte prévoit aussi un retard du voyage, voire un refus d'embarquement sur des vols ultérieurs.
Une fausse déclaration faite sciemment est une infraction pénale aux États-Unis, passible d'amende et de prison. Le simple non-respect de l'obligation expose aussi à des sanctions pénales, jusqu'à 1 an d'emprisonnement.
Seules deux exceptions existent : les vols autorisés à transporter des malades d'Ebola et les dérogations individuelles accordées par les CDC pour raisons humanitaires, comme une évacuation médicale.
Si vous partez aux États-Unis entre le 3 novembre et le 18 décembre 2026, prévoyez de signer l'attestation lors de l'enregistrement, pour chaque membre du voyage, enfants compris. Vérifiez l'enregistrement en ligne de votre compagnie quelques jours avant le départ. Et si votre itinéraire passe par la RDC, comptez 21 jours complets hors du pays avant d'embarquer.
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